NOTIONS GÉNÉRALES

INTRODUCTION

Les orchidées forment une des plus grandes familles du règne végétal avec plus de 35 000 espèces botaniques réparties sous toutes les latitudes, sauf pour les régions désertiques et les pôles. Leur taille varie de cinq millimètres à cinq mètres. La majorité des orchidées cultivées proviennent des zones tropicales et sub-tropicales autour du globe.

MODES DE CROISSANCE

Le mode monopodial ne possède pas de rhizome et se reconnaît à sa croissance à la verticale et indéterminée. La tige a une forte dominance apicale qui fait en sorte que les hampes florales apparaitront à l’aisselle des feuilles et non au bout de la pousse terminale. Certaines plantes du genre Vanda et autres de ce groupe produiront aussi des racines aériennes sur leur longue tige permettant le "bouturage" de tige. Autrement, pour les autres (Phalaenopsis et cie) qui ne produisent peu ou pas de rejets, le semis et le clonage en laboratoire seront les options pour les multiplier.

Le mode sympodial se reconnaît à sa croissance depuis un rhizome horizontal d’où émergent des pousses à croissance déterminée, pourvues ou non de pseudobulbes. Les hampes florales sortiront du bout de ces pousses ou à la base de celles-ci (Cymbidium, Paphiopedilum, etc…) et qui formera, avec le temps, une croissance en talle. Le plant peut alors être divisé en sectionnant le rhizome pour obtenir une division d’au moins 3 pseudobulbes pour assurer une bonne reprise.

PSEUDOBULBE

On distingue chez bien des sympodiales un renflement à la base de la tige que l’on appel pseudobulbe, il sert de réservoir en accumulant l'eau et la nourriture en prévision des périodes de repos. La forme des pseudobulbes peut varier selon les genres et espèces, de forme ovoïde à allongée.

PLANTES ÉPIPHYTES

Les orchidées sont, pour la plupart, épiphytes (poussent sur des branches et troncs), lithophytes (sur les rochers) ou terrestres et semi-terrestres (tourbières) Ce ne sont pas des plantes parasites: leurs racines se sont adaptées pour se fixer sur des branches et troncs, dans le cas des épiphytes, en fonction de leur besoin en luminosité dans leur milieu naturel afin d’utiliser les ressources disponibles de façon optimale.

FLORAISONS

La plupart des espèces d'orchidées fleurissent une fois l'an, avec des fleurs d'une longévité pouvant varier selon les espèces et hybrides. Le déclenchement de la floraison est lié à un ou plusieurs facteurs combinés (intensité de l’éclairage, température ainsi que de la photopériode).

Les fleurs utilisent les moyens les plus ingénieux pour leurrer les pollinisateurs, par imitation, séduction chimique ou visuelle, ou par provocation. Les fleurs de l'orchidée sont composées de trois sépales et trois pétales, dont l'un est modifié en labelle. Celui-ci est souvent frisé et coloré pour attirer les pollinisateurs vers les étamines et le pistil, soudés en un organe appelé colonne. C'est cette structure qui caractérise les orchidées.